Mali : Célébration de la Tabaski : L’avis du Mali : Célébration de la Tabaski : L’avis du

Mali : Célébration de la Tabaski : L’avis du sociologue Dr. Moussa Coulibaly Spécial

Juil 29, 2020

Dr. Moussa Coulibaly, professeur de sociologie à la FSHSE analyse le contexte dans lequel est fêté cette année, la fête d’Aïd Kébir.

La Tabaski se tient cette année dans un contexte particulier pour plusieurs raisons. Les populations maliennes en général déjà très frappées par la crise économique et sécuritaire ont fait face aux conséquences très éprouvantes du Covid-19. Pendant les périodes du couvre-feu, le ralentissement de l’activité économique a davantage appauvri ceux-là qui vivent au jour le jour.

La fête se tient dans une ambiance de démoralisation sociale que les troubles institutionnelles n’arrangent pas. Cette année, la double conjoncture au plan national et international fait que l’ambiance d’avant fête à Bamako n’a jamais été aussi mauvaise. Les marchés tournent au ralenti, les commerçants se plaignent parce qu’il y a une baisse historique du pouvoir d’achat des Maliens.

Les récentes distributions de vivres consécutives aux mesures d’accompagnement sociales du Covid-19 sont comme un morceau de sucre dans un océan de misère. La situation des Maliens de l’extérieur qui assurent le mouton de la fête de Tabaski pour beaucoup de familles n’arrange pas la situation. Beaucoup de travailleurs immigrés ont vu leur travail arrêté par le confinement en Europe qui a même obligé les nations riches à prendre des mesures de compensation.

Si gérer les habits pour les enfants est un exercice relativement facile pour certains, l’équation du mouton de la Tabaski plonge beaucoup de chefs de familles dans un stress aigu.

Il est une nécessité pour les pouvoirs publics d’organiser des marchés sociaux de bétail pour permettre à ceux qui touchent le Smig de pouvoir acheter un mouton. L’achat du mouton revêt de plus en plus une dimension sociale et psychologique. Les enfants sont les plus touchés psychologiquement si le mouton n’apparaît pas dans la cour. Ceci est valable même pour beaucoup de familles chrétiennes.

Les prêches du vendredi à venir doivent prendre en compte cette nécessité de sensibiliser les fidèles sur le caractère particulier de cette année car beaucoup de couples se disputent et peuvent même en être définitivement affectés.

 Dr. Moussa Coulibaly

Professeur de Sociologie à la FSHSE

Secrétaire général de la plateforme

Sauvons le Mali

Source : Mali Tribune

(Source)

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