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Après la transmission du dossier des irrégularités financières de la gestion de l’Ambassadeur du Mali en Coté d’Ivoire par le vérificateur général au procureur du pôle économique et financier et au président de la section des comptes de la cour suprême, place est à l’examen des dossiers.

Ousmane Ag Rhissa, l’actuel Ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire a présenté le 5 novembre 2015 ses lettres de créance au Président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. Aussitôt après son installation, le diplomate a mis en exécution son plan machiavélique consistant à manger avec les deux mains l’argent du contribuable malien. Heureusement qu’une mission du Vérificateur général a mis fin à ses pratiques de gaspillage de biens publics. Le rapport de la mission est sur la table du Procureur du pôle économique.

Selon certaines indiscrétions, Mamadou Kassogué et son équipe travaillent d’arrache pied sur le dossier. Et l’Ambassadeur Ag Rhissa ne va pas échapper aux auditions comme cela a été le cas de l’Ambassadeur du Mali au Burkina Faso.

A la représentation du Mali à Abidjan, le montant des irrégularités financières constatées s’élèvent à 166 287 446 millions de F CFA. L’ambassadeur a procédé à l’acquisition des biens sans respecter les procédures de passation de marché. L’ambassadeur a fait fit du Décret N°08-485/P-RM du 11 aout 2018, modifié, portant procédure de passation d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations des services publics. La mission, afin de s’assurer de l’application des dispositions, a examiné les pièces justificatives des dépenses des exercices de la période sous revue et procédé à des entrevues. C’est ainsi que l’Ambassade a acheté, en février 2016, uniquement sur facture, deux véhicules Toyota, une Land cruiser 200 SW VX et une Hilux 2986 CC DSL – D/C pour des montants respectifs de 46 835 454 F CFA et 18 741 613 F CFA soit un total montant de 65 577 067 F CFA, s’il vous plait sans passer de marchés publics.

Aussi le secrétaire agent comptable paie les factures sans justifications du service fait.  Il ressort des travaux que le secrétaire agent comptable paie des factures non accompagnées de bordereau de livraison, de procès verbal de réception, ou d’attestation de service fait. Le montant total des factures concernées s’élève à 56 178 802 F CFA. Ce n’est pas tout, l’Ambassadeur du Mali a accordé des avantages indus au personnel en violation de l’article 79 paragraphe 4 de la loi N°2013 – 028 du 11 juillet 2013, modifié relative aux Lois des finances.

La mission a aussi révélé que le chargé d’Affaires et le secrétaire agent comptable ont effectué une dépense fictive. L’Ambassadeur a autorisé la prise en charge de 4 factures d’achat téléphoniques et une facture d’achat de « hoverboard » pour le compte de tiers personnes pour un montant de 2 635 000 F CFA. Le montant total des dépenses inéligibles s’élève à 9 643 000 F CFA.

En sommes, la transmission et dénonciation de faits par le vérificateur général au procureur de la République prés le tribunal de grande instance de la commune III de Bamako, chargé du pôle économique et financier et au président de la section des comptes de la cour suprême sont relatifs aux :  les achats de biens sans respect des procédures de passation des marchés publics pour un montant de 65 577 067 FCFA, le paiement de factures sans justification du service fait pour un montant de 56 178 802 FCFA, les avantages irréguliers accordés au personnel pour un montant de 11 039 369 FCFA, les dépenses irrégulièrement prise en charge dans la comptabilité pour un montant de 14 062 408 FCFA, les droits dus sur les véhicules réformés pour un montant de 6 000 FCFA, le paiement de dépenses non éligibles pour un montant de 9 643 000 FCFA, les dépenses sans ordre de mission d’un montant de 606 800 FCFA, le reliquat à reverser par l’Ambassadeur d’un montant de 3 180 000 FCFA dans le cadre de l’annulation de l’achat d’un véhicule pour l’Ambassade.

Pour la mission du Végal, dans un contexte marqué par la rareté des ressources et les exigences de plus en plus grandes pour le renforcement de la bonne gouvernance et de la transparence financière, les gestionnaires se doivent d’observer rigoureusement les règles et principes d’administration et de gestion. Cette maxime financière, internationalement reconnue convient parfaitement aux Ambassades, singulièrement, à l’Ambassade du Mali à Abidjan. Mais Ousmane Ag Rhissa ne l’a pas compris de la sorte.

Mohamed Keita
Source : Arc en Ciel

Au regard de la fréquence des accidents de circulation et du non respect récurrent du code de la route, la compagnie de circulation routière devrait constituer une source intarissable de recettes pour le trésor public. Hélas ! La réalité est toute autre.

A la compagnie de circulation routière, la perception et l’affectation des ressources n’obéit à aucune loi.

100 000 Fcfa, 200 000 Fcfa, voire, 1 million de francs, personne, même pas le Commandant du CCR ne semble connaître avec précision, le montant des recettes journalières de la compagnie.

La difficulté résulterait du mode de perception des recettes, qui, pour la plupart ne sont pas enregistrées.

En effet, on le sait, dans la circulation, les flics sont de véritables ‘’vampires’’. Pour la simple raison, qu’ils ne délivrent de reçu qu’exceptionnellement à ceux (peu nombreux) qui le réclament. Mais, pour les autres (les plus nombreux) le jeu se fait à l’amiable : les carnets de perception des contraventions sont mis de côté et les agents du CCR empochent directement leurs « dûs ».

D’ailleurs, les agents du CCR proposent deux options à leurs « clients » : règlement à l’amiable sans reçu, ou règlement légal avec reçu.

Puisque les frais du règlement à l’amiable sont moins onéreux, les contrevenants n’hésitent pas à opter pour cette alternative.

Ce « règlement à l’amiable » est encouragé et entretenu par les « flics » eux-mêmes, à en croire ces propos d’un chauffeur de Sotrama « la seule solution pour s’en tirer est de leur mouiller la barbe, puisque même lorsqu’on est en règle, ils inventent des infractions ».

La preuve de ces pratiques très fréquentes est extrêmement difficile à prouver, puisque au CCR, les agents ne justifient que les perceptions de contraventions pour lesquelles ils ont délivré des reçus.

Dans ces conditions, on peut le deviner, le trésor public ne recouvre que des miettes, pendant que les agents rançonneurs du CCR s’engraissent.

C’est pourquoi, jadis présentée comme la section la plus méprisée de la police, aujourd’hui, la CCR est la plus convoitée par « les flics ».

Que font nos autorités face à la situation ? Rien. Le raket de la police, la gendarmerie et de la douane est une réalité devenue un phénomène naturel au Mali. Il faut faire avec ou… s’exiler.

 

Malick Camara

Source : Le 26 Mars

affaire-des-blindes-non-conformes-chronique-dun-scandale-armees-famaDécidément, un malheur ne vient jamais seul. La nouvelle du second massacre d’Ogossagou, survenu un an après une première horreur, est tombée quand éclatait le scandale de l’acquisition de blindés défectueux, comme révélé dans nos colonnes.

Face à cette incurie monumentale, préfigurant peut-être d’autres désastres militaires pour cause de matériel défectueux, le chef de l’Etat n’a pu contenir sa colère. Selon les informations en provenance du palais, IBK serait plus que jamais déterminé à mettre des têtes sur le billot. Il a fallu en effet le courage du Général Drabo pour éventer la supercherie.

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général Ibrahim Dahirou Dembélé, s’est même fendu, contraint qu’il était par les événements, d’un communiqué pour assurer que le remplacement des blindés non conformes (une façon de jeter un voile pudique sur la supercherie) serait en cours.

Pourtant, le MDAC affirme qu’il s’agit de 100 blindés, quand les annonces triomphales, par les services de la Primature, avançaient le chiffre de 130 blindés. Comme avec les avions Tucano, qui étaient au départ au nombre de six (6), avant d’être ramenés à quatre (4), prépare-t-on déjà les esprits pour un Typhoongate ? Que sont devenus les 30 autres véhicules supposés blindés, même en état de camelote, comme refusé par le Général Drabo ?

Comme pour dire que la hiérarchie a été particulièrement éclaboussée par cette énième affaire qui n’a pas encore fini de révéler tous ses dessous. Celle-ci survient à la suite de nombreuses autres affaires de surfacturations et surtout d’acquisitions de matériels défectueux, obsolètes et inadaptés, destinés à l’armée malienne ; aujourd’hui, une des armées les plus mal nanties de l’Afrique, en termes d’équipements, et qui subit, en conséquence, des revers de plus en plus sanglants. La chaîne d’acquisition de ce matériel est connue, des avions Tucano aux hélicoptères «katakatani», en passant par les chaussettes à 20.000 Fcfa la paire, etc.

Reste à savoir si le chef de l’Etat, comme dans le cas du second massacre d’Ogossagou, ira au bout de sa détermination dans sa «volonté» de sévir. IBK a habitué les Maliens aux limogeages spectaculaires de cadres défaillants de l’armée, à l’image du Général Mahamane Baby, l’inamovible chef d’état-major général adjoint, avant de les rappeler à de plus hautes fonctions dans la hiérarchie, avec toujours un galon de plus. Comme une prime à l’incompétence !

Moussa Touré
Source : Nouvelle Libération

Face à la presse, le lundi 10 février 2020, le président du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), Mamadou Sinsy Coulibaly, n’a pas caressé la douane dans le sens des poils : « La Douane malienne se tape la poitrine avec 500 milliards de FCFA de recettes en 2019. Elle se fout de qui ? Soyons sérieux ! Pour un pays qui vit à 90% de produits importés ».

Il est connu pour son franc-parler, son engagement inlassable à dénoncer les cas de corruption et toutes les pratiques qui entravent la transparence dans les affaires.

Les services des douanes évoquent de grosses pertes de recettes pour le trésor du fait de leur absence sur plus de la moitié du territoire national. Face à ce désastre, l’administration douanière préconise des mesures pour renforcer la lutte contre la fraude autour des grandes agglomérations, notamment Bamako et les autres grandes agglomérations encore dans leur giron.
Le marché malien est inondé de produits de la fraude et de la contrebande. Ces produits font perdre des milliards de FCFA, chaque année, à l’Etat et aux commerçants du Mali. La lutte contre la fraude et la concurrence déloyale demande des efforts humain, matériel et financier aux services techniques chargés de la constatation et de la sanction des infractions relatives à la fraude.

Pour soutenir ces services dans leur mission d’assainissement du marché et l’instauration d’une concurrence loyale, le gouvernement a mis en place le comité interministériel d’orientation et de suivi des actions de lutte contre la fraude et les pratiques de concurrence déloyale. Ce comité est appuyé par la commission nationale de lutte contre la fraude et les pratiques de concurrence déloyale.

Afin de renforcer la synergie d’action entre les structures en charge de la lutte contre la fraude, la commission nationale de lutte contre la fraude et les pratiques de concurrence déloyale s’est réunie le jeudi 8 novembre 2018.

L’épineuse question de la mobilisation des recettes afin de remplir les caisses du Trésor a été la hantise des différents directeurs généraux des Douanes qui n’ont fait qu’augmenter le niveau de leur recette dans le budget annuel d’Etat. La douane pour un pays est l’une des grandes structures mobilisatrice de fonds. Les recettes faites dans ce domaine permettent au pays de réaliser ses  objectifs économiques. Il s’agit entre autres de payer les salaires, de réaliser des infrastructures socio de base. En somme de maintenir la stabilité économique et sociale.

Si, aujourd’hui, les recettes douanières sont à 555 milliards de FCFA, il faut reconnaitre qu’elles peuvent aller largement au-delà de ce montant vu le potentiel d’importation de notre pays.

Pour cela, il faut minimiser les cas de fraude et d’évasion de recettes très fréquents dans ce milieu. Le patron du CNPM de renchérir : « L’Etat perd plus de 10 milliards de FCFA par mois au cordon douanier dans l’importation des hydrocarbures à cause d’un secteur informel délictuel ». Ce secteur informel délictuel se rencontre, outre dans les produits pétroliers, le foncier, le bazin, le groupage.

Ainsi, alors qu’ils font des milliards de FCFA de chiffres d’affaires par an, ces opérateurs économiques sont encore sous l’Impôt Synthétique grâce à des complicités.

Le Président du Conseil national du patronat n’est pas à sa première accusation. En 2019, il a ouvertement accusé le Président de la Cour suprême d’être « corrompu ». Selon Mamadou Sinsy Coulibaly, le chef de la plus grande institution judiciaire du Mali Nouhoum Tapily, est « l’homme le plus corrompu de la République ».

C’était le vendredi 15 mars 2019 lors d’une conférence débat sur la corruption.

Mamadou COULIBALY, à la tête du patronat malien depuis 2015, avait affirmé sans ambages qu’il inscrit ses actions dans la lutte contre la corruption et n’entend pas céder aux intimidations et autres pressions venant de n’importe quel milieu.

Ce n’est un secret pour personne que depuis quelques années, l’État a montré ses limites aussi bien dans l’application des règles de bonne conduite des agents publics que dans la prévention des déviances morales entraînant aussi bien une corruption endémique que des dysfonctionnements de l’appareil d’État, malgré les nombreuses structures de lutte contre la corruption comme le Contrôle  General des Services Publics, de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite, la Section des Compte de la Cour Suprême, la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration, l’Inspection des Finances, du Contrôle Financier, du Bureau du Vérificateur General, de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières et l’Autorité de Régulation des Marchés Publics.

Bas du formulaire

La corruption est un véritable fléau qui sape le tissu économique et social d’un pays, et nuit à tous les citoyens, notamment les jeunes. C’est pourquoi, une lutte farouche contre la corruption et l’impunité a toujours été sollicitée par les organisations de la société civile malienne. Les OSC doivent participer, légitimer et entériner la politique et l’action gouvernementale. Ce numéro vert renforce un site  internet, qui a pour objectif donné le maximum d’informations utiles  au public et de recevoir les plaintes des citoyens.

Le mois de décembre est désormais marqué par des rendez vous de tailles comme lutte contre le VIH Sida, l’espace d’interpellation démocratique (EID) et la semaine de lutte contre la corruption et la délinquance financière. Le Mali, à l’instar des autres, est conscient du phénomène.  Cependant, il est difficile de comprendre que depuis le début, en septembre 2019, de la lutte implacable menée contre les prédateurs de notre tissu socioéconomique, qu’aucun fonctionnaire milliardaire n’ait encore été inquiété alors que des services de contrôle de l’État ont mis au grand jour la gestion désastreuse de bien de commis de l’État qui ont été nommés à la tête des directions de l’administration publique.

Mahamadou YATTARA
Source : Inf@sept

mamadou-sinsy-coulibaly-president-cnpm-conference-groupement-commercant-mali-clement-dembelePlusieurs conseillers municipaux de Bougouni dont l’ex-1ère adjointe au Maire, Maïmouna Mariko, sont dans le collimateur du Comité de pilotage de la Plateforme contre la Corruption et le Chômage (Pcc) pour détournement, faux et usage de faux, enrichissement illicite. L’affaire se trouve aujourd’hui devant le Procureur de la République près le Tribunal d’instance de Bougouni. D’ores et déjà, plusieurs personnes ont été entendues. 

Le Comité de pilotage de la Plateforme contre la Corruption et le Chômage au Mali (Pcc) de Bougouni vient de porter plainte contre l’ex-1ère adjointe au maire de Bougouni, Maïmouna Mariko et l’ex-maire pendant la période de suspension du Maire Moussa Doumbia, pour “détournements de fonds, corruption, faux et usage de faux, enrichissement illicite et complicité” avec l’ex-maire Yaya Togola.

Dans une correspondance en date du 23 janvier 2020 adressée au Procureur de la République près le tribunal d’instance de Bougouni, le président du Comité de pilotage de la Pcc, Daouda Amara Traoré, a expliqué les faits de dénonciations. “En effet, la nommée Maïmouna Mariko a fait des morcellements illicites pendant les trois mois de suspension du Maire Yaya Togola dans les quartiers de Farabatoumou, Blatoumou, Torakabougou extension et Niébala extension. Elle était soutenue par certains conseillers municipaux tels que Karim Sangaré, Issa Sanogo et autres ainsi que certains conseillers des chefs de quartiers tels que Bourama Diakité et Noumoudjo Diakité. Tous ces morcellements n’ont pas eu d’impact sur le budget communal”, dira Daouda Amara Traoré.

Le dénonciateur de préciser : “Maïmouna Mariko a assisté en tant que 1ère adjointe au maire au morcellement de 20 hectares de Titres Fonciers avec le maire Yaya Togola sans impact sur le budget communal. Ce qui lui a permis de construire un demi-château à Nièbala extension. Elle est responsable de détournement des fonds dans les différentes missions à l’extérieur du pays”.

Le président du Comité de pilotage de la Plateforme (Pcc) dénonce aussi la gestion domaniale chaotique de la Mairie de Bougouni. Il s’agit de l’affaire de lotissement de 2009 à 2016 y compris la situation des 5 hectares affectés à l’équipe de football de Bougouni.

S’agissant de détournement de fonds et d’escroquerie, Daouda Amara Traoré évoque la situation du Centre multifonctionnel des femmes, notamment son coût de réalisation et le branchement d’eau et d’électricité. “Ce qui a permis à Maïmouna Mariko de s’enrichir illégalement, de construire un demi château à Nièbala extension, une villa à Sikasso et à Bamako et ses complices tous propriétaires de trois villas à Bougouni.

Au vu de tous ces délits commis, le Comité de pilotage de la plateforme PCC de Bougouni tient à ce que toute la lumière soit faite sur ces affaires et a porté plainte contre Maïmouna Togola (actuel maire) et ses complices pour détournement de fonds, morcellement illicite, corruption, escroquerie et faux et usage de faux qui ont engendré un manque à gagner pour la Commune de Bougouni”, précise Daouda Amara Traoré.

Suite à cette plainte, le Procureur de la République près le Tribunal d’instance de Bougouni a ordonné l’ouverture d’une enquête par la Brigade Territoriale de la localité. C’est pourquoi, depuis quelques jours, plusieurs personnes concernées par ce dossier sont en train de défiler devant les enquêteurs pour répondre des faits qui leur sont reprochés.

Selon de sources proches du dossier, les auditions ont déjà débuté en début de la semaine.                                     

El Hadj A.B. HAIDARA

Source : Aujourd’hui-Mali

SALIF KEITALes responsables de la Fondation Salif Kéïta (Fsk) étaient face à la presse le mardi 18 février dernier, au complexe culturel Moffou, pour parler du gala de charité de l’artiste Salif Kéïta, prévu pour le 29 février prochain à l’ile Djataland. Cet événement vise à sensibiliser et collecter des fonds pour assurer une prise en charge médicale des enfants malades du cœur.

Ladite conférence de presse était animée par l’artiste musicien Salif Kéita en présence de plusieurs proches de ses collaborateurs dont Nafissatou Bah, présidente de la Fondation Salif Kéïta (Fsk).

Au Mali, plus de 3 000 enfants sont en attente d’une opération du cœur pour continuer à vivre. C’est pour apporter son soutien à ces enfants que l’artiste musicien, Salif Kéita, a décidé d’organiser à travers sa fondation un gala de charité dont les bénéfices seront versés pour la prise en charge médicale de ces enfants malades du cœur.

Selon l’artiste, aujourd’hui, il y a des milliers d’enfants qui attendent une greffe de cœur dans nos hôpitaux, mais leurs parents ne peuvent pas supporter les frais. “Pour accompagner ces enfants issus de familles démunies en leur assurant une prise en charge médicale, nous avons décidé d’organiser ce gala de charité. Ce gala est un appel à la solidarité de tous afin de sauver des enfants aujourd’hui pour construire le monde de demain. L’événement sera également une occasion pour nous de sensibiliser et collecter des fonds pour permettre une prise en charge, selon leurs besoins, de milliers d’enfants malades du cœur et démunis de notre pays”, a-t-il précisé.

Sajlif Kéïta d’expliquer le choix de l’île Djataland comme lieu où se tiendra le gala. “Vous-savez, j’ai choisi ce lieu afin d’avoir la paix parce que c’est difficile pour moi aujourd’hui de faire beaucoup de choses au Mali, compte tenu de ce que j’avais dit sur les réseaux sociaux par rapport à un sujet que vous connaissez tous. Donc, c’est pour ne pas avoir d’autres problèmes où être empêché par d’autres personnes que j’ai choisi Djataland”, a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, la présidente de la Fondation Salif Kéita (Fsk) a expliqué que la Fondation Salif Kéïta (Fsk) a été créée en 2006 pour les albinos. “La Fondation œuvre à la reconnaissance des droits des albinos, à leur promotion, à leur émancipation et à leur insertion socioprofessionnelle. De sa création à nos jours, elle a enregistré plus de 900 inscriptions de personnes atteintes d’albinisme vivant au Mali et dans les pays frontaliers”, dit-elle.

Rappelons que ce gala de charité de l’artiste musicien, Salif Kéïta, est prévu pour le samedi 29 février prochain, à l’île Djataland, à partir de 20 heures. L’entrée est à 30 000 Fcfa par personne et la table est à 1 million de Fcfa.

Mahamadou TRAORE

Source : Aujourd’hui-Mali

Forum Bamako digital days : Dr Boubou Cisse lance la 1ère édition

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Boubou Cissé, a au nom du Président de la République, S.E.M. Ibrahim Boubacar Keïta, présidé ce mardi 18 février 2020, la première édition du forum Bamako Digital Days. C'était au Centre international de Conférences de Bamako ( CICB).

Dans son intervention, la ministre de l’Economie numérique et de la Prospective, Mme Kamissa Camara, a rappelé que son département a initié de nombreuses actions dont les « Vendredis Tech ou Tech Fridays, qui ont connu un franc succès auprès des jeunes entrepreneurs. Cette belle réussite a notamment poussé à organiser une édition spéciale réservée uniquement aux jeunes des régions, qui se tiendra le vendredi 27 mars 2020.

Mme Camara a également déclaré que « le secteur du numérique au Mali aujourd’hui, c’est un ensemble de plateformes permettant de dématérialiser toute l’administration; qu’il s’agisse d’une simple gestion de courriers ou d’opérations plus complexes telles que les passations de marchés en consultations restreintes. Ce sont également 31 nouvelles localités connectées dans le cadre de la stratégie d’accès universel, 9000 kilomètres de fibre optique installés et enfin un écosystème de l’entrepreneuriat numérique qui fait montre d’un dynamisme jamais enregistré auparavant. »

A la fin de la cérémonie, le Premier ministre a effectué une visite des stands à l'issue de laquelle il a accordé une interview à la presse. Occasion pour lui de rappeler que le President de la République a inscrit son mandat sous le signe de la jeunesse. Une jeunesse qui constitue à ce jour la majorité de l’écosystème du numérique dans le monde.

Dr Boubou Cissé a aussi rappelé que le Gouvernement a adopté le projet Mali numérique qui prévoit de nombreuses mesures telles que le maillage de la majorité du territoire malien en fibre optique, la mise à la disposition des Start-up d’un fonds d’amorçage annuel dans le cadre de l’application de la loi sur les star-up. Cela pour leur permettre de prototyper et breveter leurs innovations, et assurer la mise en oeuvre de la Stratégie d’Accès Universel de façon optimale, afin que la couverture réseau ne soit plus une inquiétude pour les populations dans les zones les plus reculées.

Le Premier ministre a enfin fait part du soutien du Président de la République et celui du gouvernement à toutes les initiatives visant à favoriser un environnement propice au développement des start-up maliennes.

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Source: Malijet

L’armée malienne nouvelle formule prend ses quartiers à Tombouctou

Un bataillon de l’armée malienne comprenant d’anciens rebelles et d’ex-miliciens pro gouvernementaux a pris ses quartiers mardi à Tombouctou, dans le nord du Mali, cinq jours après le retour de l’armée "nouvelle formule" à Kidal, d’où elle était absente depuis des années, ont indiqué les autorités maliennes.


Contrairement à Kidal, ville symbole où l’armée avait connu une débâcle en 2014, les Forces armées maliennes (FAMa) étaient déjà présentes à Tombouctou, mythique carrefour du commerce saharien dont les mausolées consacrés à ses 333 saints musulmans ont été partiellement détruits en 2012 par les jihadistes, puis reconstruits grâce à l’Unesco.

Mais le bataillon qui a été accueilli mardi lors d’une cérémonie sur la place d’armes du camp Cheick Sidi Bekaye de Tombouctou, selon un communiqué des FAMa, comprend cette fois --comme celui arrivé à Kidal la semaine dernière-- d’anciens rebelles et d’ex-membres de groupes progouvernementaux intégrés dans l’armée malienne conformément à l’accord de paix d’Alger de 2015.

Ce déploiement de l’armée dite "reconstituée" à Kidal et Tombouctou, qui doit être suivi par une implantation à Ménaka, près de la frontière avec le Niger, et à Gao (nord-est), marque une étape de la mise en oeuvre de l’accord de paix, après des années de contretemps."Le commandant de la zone (de Tombouctou) a salué et souhaité la bienvenue aux éléments.

Pour le gouverneur, il n’y a plus de CMA (la Coordination des mouvements de l’Azawad, alliance à dominante touareg d’anciens groupes armés rebelles) ni de Plateforme (une alliance de groupes armés progouvernementaux) mais les #FAMa au service de la nation", a indiqué l’armée dans son communiqué, publié sur Twitter."Ils sont 300 qui sont arrivés pour le moment, ils sont logés au camp avec nous", a déclaré à l’AFP le colonel Boubacar Sanogo, commandant de la région militaire de Tombouctou.

La mise en oeuvre de l’accord d’Alger, avec ses dispositions pour l’intégration des ex-combattants, ainsi que le redressement de l’autorité de l’Etat sont considérés comme des composantes politiques indispensables à une sortie de crise, en plus de l’action purement militaire menée par les forces maliennes, françaises, africaines et onusiennes.

Le Mali est confronté depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes et aux violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Parties du nord du pays, les violences se sont propagées au centre et aux pays voisins, le Burkina Faso et le Niger.

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Source: AFP

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