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Mali : un client de la banque atlantique braqué
Mali : Bandiagara : 4 morts, 1 blessé et 4 disparus à la suite d’une attaque
Mali : coronavirus : 27 nouveaux cas, 11 guéris et 1 décès à la date du 06 juillet 2020

NB : les images sont à titre illustratif

video-dement-mort-amadou-koufa-kouffa-terroriste-islamiste-droukdel-aqmit-interviewDans un enregistrement audio qui circule actuellement sur les réseaux sociaux et attribué à Amadou KOUFA, l’orateur invite les chasseurs dozos à cesser de combattre la Katiba du Macina. Amadou KOUFA qui serait l’auteur des propos menace de s’attaquer à toute personne qui n’applique par la Charia particulièrement aux agents de l’Etat. L ‘enregistrement audio a commencé à bonder les réseaux sociaux quelques 48 heures après que des massacres ont été commis contre plusieurs villages dogons du centre du pays.

‘’Je le dis, même demain je le répèterai, il ne s’agit pas seulement des dozos ; nous ne sommes en conflit avec aucune personne au Mali et partout dans le monde qui n’est pas un gouvernant. À Ceux qui ont le pouvoir entre les mains, ceux qui rendent la justice au nom de la démocratie, nous voulons que la démocratie disparaisse totalement du Mali et du monde et qu’on applique la Charia en utilisant le Coran pour rendre la justice. Ainsi, il n’y aura plus de querelle, Il y aura seulement la paix. Si cela ne se réalise pas, préparez-vous car l’un d’entre nous va mourir. Nous sommes préparés pour ça, nous versons notre sang pour cette cause. Nous marchons pour cette cause, nous dormons et nous nous réveillons avec cette pensée.

Si Dieu le veut, nous l’implorons pour qu’il garde cette idée intacte en nous jusqu’à notre mort. Aux dozos, je leur demande de dégager de notre chemin dès demain et qu’ils appliquent ce que je viens de dire (Charia). Nous disons et nous le répétons, l’islam, c’est la promesse, même si nous signons, un engagement avec un mécréant pur, nous le respecterons. C’est le chemin du Prophète (saw), c’est le chemin de ses envoyés et c’est aussi notre chemin. Avez-vous entendu vous qui comprenez le bamanakan ? Avez-vous entendu les Dozos, ? Avez-vous entendu les Maliens ? C ‘est ça notre conseil, Si vous êtes d’accord avec, il y aura la paix mais si vous n’êtes pas d’accord, préparez-vous ! préparez-vous de toutes vos forces, on ne vous laissera pas ! c’est notre message, nous voulons la paix mais dans la pratique de l’islam. Sans la pratique de la charia, il n’y’aura pas de paix entre nous’’.

Peut-on entendre dans l’enregistrement audio en bamanakan qui serait de Amadou DIALLO allias Amadou KOUFA. Il est bon de rappeler que (…)

Source : Nouvel Horizon

Ce week-end, l’Inter Milan a surement dit adieu à ses rêves de titre en Italie. En raison d’une défaite 1-2 sur sa pelouse dimanche. La faute aussi surtout à deux joueurs gambiens.

Malgré avoir concédé l’ouverture du score à la 22è minute, Bologne n’a jamais baissé les bras. Et en dépit d’une infériorité numérique au début de la seconde péridoe de jeu, le club a tenu bon.

A la 74è, une jeune, Musa Juwara égalise. C’est son premier but en Serie A. 6 minutes plus tard, son compatriote Musa Barrow offre la victoire à Bologne. Son 6è but en championnat cette saison.

Par ailleurs, à 8 journées de la fin, l’Inter a 11 points de retard sur la Juventus, leader.

Lire l'article Juwara, Barrow : la doublette gambienne qui a fait tomber l’Inter Milan sur Africa Top Sports.

G5-sahel-Une semaine ne s’est même pas écoulée depuis le sommet du G5 Sahel à Nouakchott que les violences ont repris. Mercredi, plus de 30 civils ont été massacrés par des hommes armés dans l’attaque simultanée de plusieurs villages dogons dans le centre du Mali. Quelques jours avant, au Burkina Faso, ce sont sept villageois qui étaient retrouvés tués par balle après leur interpellation. Niagalé Bagayoko, présidente d’Africa Security Sector Network, un groupe de réflexion basé à Accra au Ghana, répond aux questions de RFI.

Niagalé Bagayoko : C’est la spirale qui se poursuit, et c’est surtout la démonstration que la crise que traverse le Mali est multidimensionnelle, c’est-à-dire qu’on a trop souvent tendance à la lire ou à la présenter comme crise de nature sécuritaire, mais au-delà de son évidente dimension conflictuelle, il y a une dimension politique comme on le constate à travers la contestation du pouvoir du régime actuel, mais également une forte dimension qui touche à la gouvernance et au modèle d’État qui prévaut actuellement au Mali comme le démontre à cet égard par exemple la crise de l’école et la grève des enseignants.

Alors il y a notamment quand on discute avec des militaires, des officiers, ils vous expliquent qu’il leur arrive d’arrêter une fois, deux fois, trois fois, des personnes qu’ils soupçonnent d’appartenir à des groupes terroristes et de les voir immédiatement relaxées, donc ils disent voilà, cela, ça nous conduit à les neutraliser, à les éliminer tout simplement. Parmi les autres explications, il y a aussi la méfiance pour dire le moins, qui s’est développée entre les forces de défense et de sécurité sahéliennes et certaines communautés accusées de collusion avec des groupes jihadistes, notamment la communauté peule et cette forme d’hostilité est présentée notamment par les différentes associations de défense de droits de l’homme comme pouvant aussi expliquer certaines des exactions commises actuellement.

Y a-t-il une forme de stratégie ?

Non, à mon sens il n’y a pas de stratégie d’élimination systématique décidée au plus haut niveau politique et stratégique. La question qui se pose, c’est celle de la chaîne de responsabilité : est-ce que ça se situe au niveau de l’état-major, ce dont je doute à titre personnel, ou est-ce que la responsabilité revient à des commandants d’unités, voir au niveau des soldats eux-mêmes à un très bas niveau ? Donc, la question du niveau de responsabilité dans ces exactions est absolument essentielle à établir pour pouvoir comprendre à quel niveau intervenir de manière à les prévenir.

Parce que ces exactions alimentent le terrorisme ?

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Bien sûr, elles alimentent le terrorisme mais également, ça c’est l’autre face de la pièce, elle contribue à délégitimer les appareils de défense et de sécurité, alors qu’aujourd’hui ce dont on a besoin, c’est de rétablir la confiance entre les forces de défense et de sécurité et les populations qui sont, quand on regarde différentes études, différents sondages, très demandeuses de davantage de protection de la part de leurs forces armées de sécurité.

Alors jusqu’à présent la communauté internationale était plutôt silencieuse sur la question des exactions. Lors du sommet du G5 de Nouakchott, cette question a été abordée par le chef d’État, le président Macron a même pour la première fois évoqué l’amalgame contre les populations peules, ça, c’est vraiment quelque chose de nouveau, c’est important selon vous ?

La déclaration d’Emmanuel Macron dénonçant la stigmatisation des communautés peules, dénonçant clairement qu’elles ne sont l’ennemi de personne, est un message fondamental dans le contexte actuel de polarisation croissante entre les communautés au Sahel. Donc ce point me paraît majeur. On regrette cependant que l’accent soit toujours mis de manière majeure sur la lutte antiterroriste qui est bien entendue nécessaire et indispensable dans le contexte actuel, mais que la question fondamentale de la protection civile ne soit pas mise en avant.

Le président français s’est montré plutôt optimiste en parlant d’une victoire possible au Sahel, partagez-vous ce sentiment ?

Pour être tout à fait honnête, non. Il y a des victoires au niveau tactique indéniables comme l’élimination du leader de L’aqmi Droukdel ou la neutralisation de nombreux combattants de l’EIGS qui sont annoncées régulièrement, mais on constate, comme l’a démontré l’attaque à frontière de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, que les jihadistes ont tendance à étendre leur emprise territoriale et à essayer de gagner les zones portuaires et par ailleurs les attaques continuent à se poursuivre notamment dans le centre du Mali.

koulouba

Alors que la démission d’Ibrahim Boubacar Keïta et de son régime est réclamée par le peuple, des vidéos montrant son fils Karim Keïta dans une cérémonie caractérisée par la bringue et la ribote ont fini de convaincre définitivement nos concitoyens que ce sont les perversités qui plongent le pays dans l’enfer. Boua et sa famille  charrient sans doute des flots de malédictions sur l’âme du pays.

Il ne faut pas ergoter sur les causes de la divulgation des fameuses vidéos montrant l’honorable Karim Keïta au milieu des filles de joie festoyant sans retenue, exhibant leur nudité avec une déconcertante frivolité. Ce serait une perte de temps, les faits étant suffisamment clairs et démonstratifs de la morale et de la conduite du président  de la commission défense de l’Assemblée nationale du Mali depuis plus de sept ans maintenant.

Les liqueurs fortes qui assaisonnent la garden party indiquent aussi incontestablement qu’il y avait libre-service quant aux perversités sexuelles. L’atmosphère atteste que les bordels de Bamako et de Paris ont été unis et déplacés ailleurs pour un moment afin d’illustrer à quel point le Mali est devenu la République des Pigalles. Le visage hideux a été tout simplement dévoilé.
En dépit de certaines dénégations véhiculées par quelques malappris nourris comme des chiens de garde pour dire que les choquantes vidéos ont été réalisées en 2012, c’est-à-dire avant l’élection de Karim Keïta comme député et super président de la commission défense du Parlement malien, la vérité n’a pas tardé à se faire valoir. Le film date bien de 2019, un an après la réélection d’Ibrahim Boubacar Keïta à la présidence de la République, alors que l’armée nationale était régulièrement surprise, blessée  et décimée. C’était à l’occasion de l’anniversaire de Karim Keïta fêté aux Baléares (Espagne) auquel  l’heureux bonhomme avait invité ses amis arrivés par jet privé.

Un bateau de luxe, peut-être pas beau comme celui d’un prince du Golfe, mais bateau de plaisance quand même loué à des centaines de millions de francs CFA par jour, accueillait pour la circonstance des putes de luxe déambulant entre d’excellents champagnes aux vertus d’aiguiser leur sensualité. Dans l’excitation jusqu’à l’extase, l’honorable Karim Keïta pouvait montrer son large sourire pendant que les bonnes chairs lui massaient généreusement le cou en descendant la colonne vertébrale. Bander et jouir, excusez de la crudité des mots et du moment, sont naturellement les deux finalités.

Pourtant, avec une candeur blessante jusqu’au blasphème, l’honorable rejeton du Président IBK se fend d’un tweet pour protester de sa bonne morale et en administrant même le coup de pied de l’âne au peuple malien blessé : « Des esprits malintentionnés veulent me mêler à une cérémonie privée organisée à l’étranger par des amis où je n’ai fait qu’une très brève apparition et dont je n’étais ni chargé du menu, ni de la liste des invités. Mon engagement pour le Mali et le peuple malien demeure entier ». Retweet : « Ce déplacement à titre privé n’a évidemment pas coûté le moindre centime au contribuable ».
Ou il ne sait pas ce qu’il dit, ou il prend les Maliens pour des niais. Au lieu de s’excuser auprès des Maliens qui jugent sa conduite immorale, alors qu’il est vu quasi nu dans des séances qui demandent du temps, il prétend n’avoir fait qu’une brève apparition. Et ses amis? Passons, non sans rappeler que c’est le même Karim Keïta qui avait été filmé un an plus tôt, en 2018, année de l’élection présidentielle, achetant des liqueurs de prix d’or dans une boutique huppée de Paris.
Sans injure aucune, rappelons le proverbe bien connu qui dit « Tel père, tel fils ». Le père de Karim Keïta, le Président Ibrahim Boubacar Keïta, a été souvent pris dans des démesures qui ont choqué les Maliens. À un sommet de l’Assemblée générale des Nations-Unies, il a été le seul chef d’État du monde à amener avec lui à New York non seulement femme et enfants, mais en plus une délégation d’une cinquantaine de personnes. Pendant que lui-même logeait dans une suite présidentielle d’un hôtel VIP new-yorkais de 6.000 dollars la nuitée, ses enfants occupaient des chambres de 3.500 dollars et le reste de sa pléthorique et encombrante délégation, chacun, une chambre de 1.500 dollars. Puis, le voilà à Paris, à l’hôtel Plazza où la chambre la plus ordinaire coûte 1.180 euros la nuitée, mais trop banal pour IBK qui séjournera des jours durant dans la suite de 3.500 euros la nuitée.
Nous faut-il rappeler les 1250 milliards de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire 2013-2018, gigantesque bonneteau qui sera un scandaleux gâchis financier au grand malheur de l’armée malienne? Et les centaines de soldats tués parce que faute d’avoir les moyens de se défendre ? Aïe! Les crimes de cette famille tenant la République en haute perversité sont innombrables.
Amadou N’Fa Diallo

Source: Le Combat

Plusieurs mois déjà que ça dure. La FIFA décide de sonner la fin de la récréation au sein de la famille du football en Zambie. Dans un courrier en date du 30 juin, l’instance mondiale brandit la menace de sanctions.

Nous notons avec préoccupation qu’à ce jour, les procédures contre la FAZ sont toujours en cours devant les tribunaux zambiens. Cette situation constitue donc une violation totale du paragraphe 21 de l’article 59 des Statuts de la FAZ et de la FIFA. Il convient de mentionner à ce stade que toute décision d’un tribunal zambien sera considérée comme une ingérence de tiers et entraînerait la sanction de la FAZ en conséquence. Dans ce contexte, si la situation n’était pas normalisée dans les 10 prochains jours, nous serions obligés de soumettre la présente affaire à l’organe compétent de la FIFA pour suite à donner“, lit-on en partie dans la lettre signé de Veron Mosengo-Omba, responsable Division Associations membres Afrique.

La fédération zambienne devait renouveler son Comité exécutif depuis le début de l’année. Mais des membres ont traduit l’instance en justice pour contester les statuts.

Parmi les contestataire, des partisans de l’ex président Kalusha Bwalya dont la candidature a été invalidée. Depuis l’ancien Ballon d’or africain s’en est remis au TAS qui a rejeté sa requête.

Lire l'article Zambie : retour à la normale dans 10 jours ou sanction, la menace de la FIFA sur Africa Top Sports.

OIPEADHKOP5IBK qui a longtemps fait miroiter au peuple malien l’espoir de sortir le Mali de la profonde crise consécutive au pilotage à vue d’Amadou Toumani Touré, se trouve lui aussi empêtré dans la même crise. Qui ne se rappelle pas des propos à la limite haineux tenus par Ibrahim Boubacar Keita au cours de la campagne pour l’élection présidentielle de 2007 quand il était opposé à ATT ? Il n’a pas hésité un seul instant de traiter ATT d’incompétent, d’incapable et de ne faire la promotion que de ses amis et parents. En le vilipendant en des termes qui frisent l’humiliation, et en prenant ses distances vis à vis de certains dossiers brulants, IBK est apparu aux yeux d’une frange importante des maliens comme étant la solution aux différents problèmes qui assaillent le pays.

Pour le commun des mortels, IBK était le sauveur, surtout qu’il avait fait croire à l’imaginaire populaire qu’il avait sauvé le bateau d’Alpha Oumar Konaré d’un naufrage certain, avant d’être trahi par ce dernier. En réponse à IBK, les amis et collaborateurs d’Alpha Oumar Konaré pensent au contraire qu’il doit politiquement tout à AOK qui lui a préféré à ses anciens compagnons de lutte. La preuve est qu’il lui a permis de contrôler à la fois le parti ADEMA et l’Administration avec les postes de Président du parti et premier ministre.

Il a juste suffi d’un malentendu à propos de la gestion du parti pour qu’il y ait divorce entre les deux hommes. La suite est connue, IBK a été contraint à la double démission, il serait débarqué de la primature par Alpha Oumar Konaré, avant de jeter l’éponge à la tête du parti. Depuis lors il est allé en rébellion totale contre celui qui a été son mentor, à savoir AOK. Battu à l’élection présidentielle de 2002, il n’a pas tardé à crier à la fraude et à la manipulation tendant à lui voler sa victoire.

IBK sera ensuite réhabilité, politiquement parlant, par ATT qui a fait de lui le Président de l’Assemblée Nationale en 2002, alors même qu’il n’avait pas la majorité requise pour ce poste. Le RPM, le parti d’IBK qui ne s’est jamais inscrit dans l’opposition contre ATT, avait des ministres dans le Gouvernement et a présenté un candidat contre le Président sortant. Battu encore, le candidat du RPM, au lieu de rester pour animer l’Opposition, a repris sa place de compagnon d’ATT, même s’il n’est pas revenu au perchoir, parce que son parti n’a obtenu que 11 députés contre 45 dans la précédente législature. Bien qu’étant dans la Majorité, IBK, pour marquer des points contre son adversaire-allié ATT, ne rata aucune occasion pour faire des piques ou pour se démarquer de tel ou tel dossier impopulaire, comme pour se faire bonne conscience auprès de l’opinion.

C’est pourquoi quand la mutinerie des soldats du camp de Kati s’est transformée en coup d’Etat, tous les regards se sont tournés vers IBK Pour ; semble-t-il, avoir été victime des deux régimes d’AOK et d’ATT, alors même qu’il partage leurs bilans. Fort de sa popularité, il sera par conséquent plébiscité en 2013 pour être le commandant suprême du bateau Mali.
Aujourd’hui, ce Bateau Mali ne tangue pas seulement, mais il est sur le point de chavirer, tant la gouvernance est chaotique. Le peuple malien est vent debout contre lui et ne demande que sa démission pour incompétence et incapacité à relever les multiples défis qui menacent l’existence du Mali en tant que Nation. L’arroseur arrosé.
Youssouf Sissoko

Source : Le Combat

Le point de presse du M5-RFP, hier après-midi

Les leaders du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, forts de leur grande légitimité ont non seulement le vent en poupe, mais aussi et surtout, n’entendent pas lâcher du lest jusqu’à la victoire finale. Ils ont élaboré un mémorandum en neuf points adressé au Président de la République pour donner une suite favorable d’ici le 10 juillet. Cet ultimatum qui expire le 9 juillet est accompagné d’un appel à la mobilisation le lendemain pour une désobéissance civile, si les points inscrits dans le mémorandum n’étaient pas satisfaits. Le Président de la République va-t-il entendre la voix de son peuple ? Si tant est qu’il est fou du Mali, mais pas du pouvoir, IBK ne pourra-t-il pas épargner le peuple d’un bain de sang en satisfaisant les doléances du M5 RFP ? Va-t-il écouter le cri strident et opportuniste de ses partisans qui ont été incapables de mobiliser pour le soutenir ?

Le Mali est aujourd’hui au bord de la dislocation, le nord échappe depuis 2014 au contrôle de l’Etat central, le centre est devenu le nid des groupuscules armés terroristes qui se font en permanence la guerre, le sud est devenu, depuis un certain temps, l’épicentre de la contestation et de la protestation contre les autorités politiques. C’est dans cette atmosphère délétère et de quasi insurrection qu’un Mouvement est né pour porter la voix du peuple et demander aux autorités de changer de fusil d’épaule. Le M5 RFP, puis que c’est de lui qu’il s’agit, est un mouvement né du constat de ses fondateurs que le pays est mal gouverné et qu’il était du devoir de tout citoyen d’apporter sa modeste contribution quand la nation est menacée.
Les leaders du M5 RFP, bien qu’étant d’obédiences politiques différentes, sont mus par la seule volonté de sauver le bateau Mali d’un naufrage collectif. Après deux grandes mobilisations mémorables les 5 et 19 juin 2020, ils ont décidé d’élaborer un mémorandum en 9 points adressés au Président de la République, garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale, pour qu’il donne satisfaction dans un délai relativement court. Les leaders du M5 RFP demandent : La dissolution immédiate de l’Assemblée nationale, La mise en place d’un organe législatif de transition, Le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle, La mise en place d’un gouvernement de Transition, L’adoption d’une Feuille de route de refondation de l’Etat et de sauvegarde de la démocratie, de l’unité nationale, de la paix et de la cohésion sociale, assortie d’un chronogramme précis, à l’issue de concertations nationales ouvertes à toutes les forces vives de la Nation. Le respect des textes relatifs au droit et à la liberté syndicale, à la justice sociale et aux engagements entre les parties. L’adoption d’un pacte pour la stabilité sociale, la sécurité, la croissance et le développement. L’adoption d’un mécanisme de suivi-évaluation annuel et enfin Le détachement des services exécutifs de l’Etat de la présidence de la République. Ces points de revendication loin d’être de la mer à boire pourraient être satisfaits à 90 %.
Le Président de la République aura intérêt à partager le pouvoir avec ceux qui sont aujourd’hui considérés comme des portevoix du peuple. Si tant est qu’IBK est conscient du danger qui guette notre pays, s’il mesure la gravité de la crise qui secoue le Mali et enfin pour éviter une situation dramatique, il doit accepter de dialoguer et surtout de satisfaire aux revendications des manifestants. Le Président de la République ne doit nullement écouter le son de cloche de ses partisans qui ont été incapables de remplir le Palais des sports et incapables également d’organiser une contre marche. Donc à partir de cet instant IBK doit comprendre que ceux qui se réclament de lui ne pèsent pas lourds. Sans tergiversations ni orgueil le Président de la République doit donner une suite favorable, aux nouveaux détenteurs de la légitimité populaire.
En somme, rien qu’en se référant à la situation d’ensemble du pays avec une région de Kidal qui a un statut quasi autonome, un centre qui échappe à plus des 2/3 au contrôle de l’Etat centrale et où des groupuscules armés communautaro-terroristes s’entretuent. Et enfin le sud est en proie à une insécurité grandissante, une corruption à ciel ouvert et une misère ambiante. Alors on en déduirait que le Président de la République doit faire une introspection et conclure qu’il ne pourrait plus changer la direction du vent donc à défaut d’abdiquer qu’il accepte de partager le pouvoir avec le M5 RFP.
Youssouf Sissoko

Source : Le Combat

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