MaliKonokow.com

MaliKonokow.com

koulouba

Alors que la démission d’Ibrahim Boubacar Keïta et de son régime est réclamée par le peuple, des vidéos montrant son fils Karim Keïta dans une cérémonie caractérisée par la bringue et la ribote ont fini de convaincre définitivement nos concitoyens que ce sont les perversités qui plongent le pays dans l’enfer. Boua et sa famille  charrient sans doute des flots de malédictions sur l’âme du pays.

Il ne faut pas ergoter sur les causes de la divulgation des fameuses vidéos montrant l’honorable Karim Keïta au milieu des filles de joie festoyant sans retenue, exhibant leur nudité avec une déconcertante frivolité. Ce serait une perte de temps, les faits étant suffisamment clairs et démonstratifs de la morale et de la conduite du président  de la commission défense de l’Assemblée nationale du Mali depuis plus de sept ans maintenant.

Les liqueurs fortes qui assaisonnent la garden party indiquent aussi incontestablement qu’il y avait libre-service quant aux perversités sexuelles. L’atmosphère atteste que les bordels de Bamako et de Paris ont été unis et déplacés ailleurs pour un moment afin d’illustrer à quel point le Mali est devenu la République des Pigalles. Le visage hideux a été tout simplement dévoilé.
En dépit de certaines dénégations véhiculées par quelques malappris nourris comme des chiens de garde pour dire que les choquantes vidéos ont été réalisées en 2012, c’est-à-dire avant l’élection de Karim Keïta comme député et super président de la commission défense du Parlement malien, la vérité n’a pas tardé à se faire valoir. Le film date bien de 2019, un an après la réélection d’Ibrahim Boubacar Keïta à la présidence de la République, alors que l’armée nationale était régulièrement surprise, blessée  et décimée. C’était à l’occasion de l’anniversaire de Karim Keïta fêté aux Baléares (Espagne) auquel  l’heureux bonhomme avait invité ses amis arrivés par jet privé.

Un bateau de luxe, peut-être pas beau comme celui d’un prince du Golfe, mais bateau de plaisance quand même loué à des centaines de millions de francs CFA par jour, accueillait pour la circonstance des putes de luxe déambulant entre d’excellents champagnes aux vertus d’aiguiser leur sensualité. Dans l’excitation jusqu’à l’extase, l’honorable Karim Keïta pouvait montrer son large sourire pendant que les bonnes chairs lui massaient généreusement le cou en descendant la colonne vertébrale. Bander et jouir, excusez de la crudité des mots et du moment, sont naturellement les deux finalités.

Pourtant, avec une candeur blessante jusqu’au blasphème, l’honorable rejeton du Président IBK se fend d’un tweet pour protester de sa bonne morale et en administrant même le coup de pied de l’âne au peuple malien blessé : « Des esprits malintentionnés veulent me mêler à une cérémonie privée organisée à l’étranger par des amis où je n’ai fait qu’une très brève apparition et dont je n’étais ni chargé du menu, ni de la liste des invités. Mon engagement pour le Mali et le peuple malien demeure entier ». Retweet : « Ce déplacement à titre privé n’a évidemment pas coûté le moindre centime au contribuable ».
Ou il ne sait pas ce qu’il dit, ou il prend les Maliens pour des niais. Au lieu de s’excuser auprès des Maliens qui jugent sa conduite immorale, alors qu’il est vu quasi nu dans des séances qui demandent du temps, il prétend n’avoir fait qu’une brève apparition. Et ses amis? Passons, non sans rappeler que c’est le même Karim Keïta qui avait été filmé un an plus tôt, en 2018, année de l’élection présidentielle, achetant des liqueurs de prix d’or dans une boutique huppée de Paris.
Sans injure aucune, rappelons le proverbe bien connu qui dit « Tel père, tel fils ». Le père de Karim Keïta, le Président Ibrahim Boubacar Keïta, a été souvent pris dans des démesures qui ont choqué les Maliens. À un sommet de l’Assemblée générale des Nations-Unies, il a été le seul chef d’État du monde à amener avec lui à New York non seulement femme et enfants, mais en plus une délégation d’une cinquantaine de personnes. Pendant que lui-même logeait dans une suite présidentielle d’un hôtel VIP new-yorkais de 6.000 dollars la nuitée, ses enfants occupaient des chambres de 3.500 dollars et le reste de sa pléthorique et encombrante délégation, chacun, une chambre de 1.500 dollars. Puis, le voilà à Paris, à l’hôtel Plazza où la chambre la plus ordinaire coûte 1.180 euros la nuitée, mais trop banal pour IBK qui séjournera des jours durant dans la suite de 3.500 euros la nuitée.
Nous faut-il rappeler les 1250 milliards de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire 2013-2018, gigantesque bonneteau qui sera un scandaleux gâchis financier au grand malheur de l’armée malienne? Et les centaines de soldats tués parce que faute d’avoir les moyens de se défendre ? Aïe! Les crimes de cette famille tenant la République en haute perversité sont innombrables.
Amadou N’Fa Diallo

Source: Le Combat

Plusieurs mois déjà que ça dure. La FIFA décide de sonner la fin de la récréation au sein de la famille du football en Zambie. Dans un courrier en date du 30 juin, l’instance mondiale brandit la menace de sanctions.

Nous notons avec préoccupation qu’à ce jour, les procédures contre la FAZ sont toujours en cours devant les tribunaux zambiens. Cette situation constitue donc une violation totale du paragraphe 21 de l’article 59 des Statuts de la FAZ et de la FIFA. Il convient de mentionner à ce stade que toute décision d’un tribunal zambien sera considérée comme une ingérence de tiers et entraînerait la sanction de la FAZ en conséquence. Dans ce contexte, si la situation n’était pas normalisée dans les 10 prochains jours, nous serions obligés de soumettre la présente affaire à l’organe compétent de la FIFA pour suite à donner“, lit-on en partie dans la lettre signé de Veron Mosengo-Omba, responsable Division Associations membres Afrique.

La fédération zambienne devait renouveler son Comité exécutif depuis le début de l’année. Mais des membres ont traduit l’instance en justice pour contester les statuts.

Parmi les contestataire, des partisans de l’ex président Kalusha Bwalya dont la candidature a été invalidée. Depuis l’ancien Ballon d’or africain s’en est remis au TAS qui a rejeté sa requête.

Lire l'article Zambie : retour à la normale dans 10 jours ou sanction, la menace de la FIFA sur Africa Top Sports.

OIPEADHKOP5IBK qui a longtemps fait miroiter au peuple malien l’espoir de sortir le Mali de la profonde crise consécutive au pilotage à vue d’Amadou Toumani Touré, se trouve lui aussi empêtré dans la même crise. Qui ne se rappelle pas des propos à la limite haineux tenus par Ibrahim Boubacar Keita au cours de la campagne pour l’élection présidentielle de 2007 quand il était opposé à ATT ? Il n’a pas hésité un seul instant de traiter ATT d’incompétent, d’incapable et de ne faire la promotion que de ses amis et parents. En le vilipendant en des termes qui frisent l’humiliation, et en prenant ses distances vis à vis de certains dossiers brulants, IBK est apparu aux yeux d’une frange importante des maliens comme étant la solution aux différents problèmes qui assaillent le pays.

Pour le commun des mortels, IBK était le sauveur, surtout qu’il avait fait croire à l’imaginaire populaire qu’il avait sauvé le bateau d’Alpha Oumar Konaré d’un naufrage certain, avant d’être trahi par ce dernier. En réponse à IBK, les amis et collaborateurs d’Alpha Oumar Konaré pensent au contraire qu’il doit politiquement tout à AOK qui lui a préféré à ses anciens compagnons de lutte. La preuve est qu’il lui a permis de contrôler à la fois le parti ADEMA et l’Administration avec les postes de Président du parti et premier ministre.

Il a juste suffi d’un malentendu à propos de la gestion du parti pour qu’il y ait divorce entre les deux hommes. La suite est connue, IBK a été contraint à la double démission, il serait débarqué de la primature par Alpha Oumar Konaré, avant de jeter l’éponge à la tête du parti. Depuis lors il est allé en rébellion totale contre celui qui a été son mentor, à savoir AOK. Battu à l’élection présidentielle de 2002, il n’a pas tardé à crier à la fraude et à la manipulation tendant à lui voler sa victoire.

IBK sera ensuite réhabilité, politiquement parlant, par ATT qui a fait de lui le Président de l’Assemblée Nationale en 2002, alors même qu’il n’avait pas la majorité requise pour ce poste. Le RPM, le parti d’IBK qui ne s’est jamais inscrit dans l’opposition contre ATT, avait des ministres dans le Gouvernement et a présenté un candidat contre le Président sortant. Battu encore, le candidat du RPM, au lieu de rester pour animer l’Opposition, a repris sa place de compagnon d’ATT, même s’il n’est pas revenu au perchoir, parce que son parti n’a obtenu que 11 députés contre 45 dans la précédente législature. Bien qu’étant dans la Majorité, IBK, pour marquer des points contre son adversaire-allié ATT, ne rata aucune occasion pour faire des piques ou pour se démarquer de tel ou tel dossier impopulaire, comme pour se faire bonne conscience auprès de l’opinion.

C’est pourquoi quand la mutinerie des soldats du camp de Kati s’est transformée en coup d’Etat, tous les regards se sont tournés vers IBK Pour ; semble-t-il, avoir été victime des deux régimes d’AOK et d’ATT, alors même qu’il partage leurs bilans. Fort de sa popularité, il sera par conséquent plébiscité en 2013 pour être le commandant suprême du bateau Mali.
Aujourd’hui, ce Bateau Mali ne tangue pas seulement, mais il est sur le point de chavirer, tant la gouvernance est chaotique. Le peuple malien est vent debout contre lui et ne demande que sa démission pour incompétence et incapacité à relever les multiples défis qui menacent l’existence du Mali en tant que Nation. L’arroseur arrosé.
Youssouf Sissoko

Source : Le Combat

Le point de presse du M5-RFP, hier après-midi

Les leaders du Mouvement du 5 juin Rassemblement des Forces Patriotiques, M5 RFP, forts de leur grande légitimité ont non seulement le vent en poupe, mais aussi et surtout, n’entendent pas lâcher du lest jusqu’à la victoire finale. Ils ont élaboré un mémorandum en neuf points adressé au Président de la République pour donner une suite favorable d’ici le 10 juillet. Cet ultimatum qui expire le 9 juillet est accompagné d’un appel à la mobilisation le lendemain pour une désobéissance civile, si les points inscrits dans le mémorandum n’étaient pas satisfaits. Le Président de la République va-t-il entendre la voix de son peuple ? Si tant est qu’il est fou du Mali, mais pas du pouvoir, IBK ne pourra-t-il pas épargner le peuple d’un bain de sang en satisfaisant les doléances du M5 RFP ? Va-t-il écouter le cri strident et opportuniste de ses partisans qui ont été incapables de mobiliser pour le soutenir ?

Le Mali est aujourd’hui au bord de la dislocation, le nord échappe depuis 2014 au contrôle de l’Etat central, le centre est devenu le nid des groupuscules armés terroristes qui se font en permanence la guerre, le sud est devenu, depuis un certain temps, l’épicentre de la contestation et de la protestation contre les autorités politiques. C’est dans cette atmosphère délétère et de quasi insurrection qu’un Mouvement est né pour porter la voix du peuple et demander aux autorités de changer de fusil d’épaule. Le M5 RFP, puis que c’est de lui qu’il s’agit, est un mouvement né du constat de ses fondateurs que le pays est mal gouverné et qu’il était du devoir de tout citoyen d’apporter sa modeste contribution quand la nation est menacée.
Les leaders du M5 RFP, bien qu’étant d’obédiences politiques différentes, sont mus par la seule volonté de sauver le bateau Mali d’un naufrage collectif. Après deux grandes mobilisations mémorables les 5 et 19 juin 2020, ils ont décidé d’élaborer un mémorandum en 9 points adressés au Président de la République, garant de l’unité nationale et de la cohésion sociale, pour qu’il donne satisfaction dans un délai relativement court. Les leaders du M5 RFP demandent : La dissolution immédiate de l’Assemblée nationale, La mise en place d’un organe législatif de transition, Le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle, La mise en place d’un gouvernement de Transition, L’adoption d’une Feuille de route de refondation de l’Etat et de sauvegarde de la démocratie, de l’unité nationale, de la paix et de la cohésion sociale, assortie d’un chronogramme précis, à l’issue de concertations nationales ouvertes à toutes les forces vives de la Nation. Le respect des textes relatifs au droit et à la liberté syndicale, à la justice sociale et aux engagements entre les parties. L’adoption d’un pacte pour la stabilité sociale, la sécurité, la croissance et le développement. L’adoption d’un mécanisme de suivi-évaluation annuel et enfin Le détachement des services exécutifs de l’Etat de la présidence de la République. Ces points de revendication loin d’être de la mer à boire pourraient être satisfaits à 90 %.
Le Président de la République aura intérêt à partager le pouvoir avec ceux qui sont aujourd’hui considérés comme des portevoix du peuple. Si tant est qu’IBK est conscient du danger qui guette notre pays, s’il mesure la gravité de la crise qui secoue le Mali et enfin pour éviter une situation dramatique, il doit accepter de dialoguer et surtout de satisfaire aux revendications des manifestants. Le Président de la République ne doit nullement écouter le son de cloche de ses partisans qui ont été incapables de remplir le Palais des sports et incapables également d’organiser une contre marche. Donc à partir de cet instant IBK doit comprendre que ceux qui se réclament de lui ne pèsent pas lourds. Sans tergiversations ni orgueil le Président de la République doit donner une suite favorable, aux nouveaux détenteurs de la légitimité populaire.
En somme, rien qu’en se référant à la situation d’ensemble du pays avec une région de Kidal qui a un statut quasi autonome, un centre qui échappe à plus des 2/3 au contrôle de l’Etat centrale et où des groupuscules armés communautaro-terroristes s’entretuent. Et enfin le sud est en proie à une insécurité grandissante, une corruption à ciel ouvert et une misère ambiante. Alors on en déduirait que le Président de la République doit faire une introspection et conclure qu’il ne pourrait plus changer la direction du vent donc à défaut d’abdiquer qu’il accepte de partager le pouvoir avec le M5 RFP.
Youssouf Sissoko

Source : Le Combat

corps-sans-vie-mort-noyade-meurt

Les faits remontent dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 juin 2020 aux environs de 01 heure 30mn, suite à l’alerte lancée par le centre de secours de la protection civile de Kati. Subitement, le Commissaire Moussa Cissé désigna une équipe dirigée par le Lieutenant Ibrahima Traoré, le Permanent du jour, de se rendre sur les lieux en compagnie d’un médecin légiste.

Arrivée sur les lieux suspectés, c’est la dépouille d’un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, de teint clair et portant une blessure ouverte sur le dos qui était allongé que l’équipe du Lieutenant Ibrahim Traoré a découvert le corps abandonné de la victime. Sur place, parmi les objets retrouvés sur le lieu du crime, figuraient une lame de couteau ainsi qu’une paire de chaussures unique.

Le médecin légiste, qui a confirmé la mort  de la victime par un objet tranchant et le décès remontait à environ deux heures, a ordonné que le corps soit déposé à la morgue de Centre de Santé Référence Moussa Diakité.
Ainsi, dans la matinée du 24 juin 2020, l’enquête a été confiée au Chef de la Brigade de Recherches du Commissariat de Police du 1er Arrondissement de Kati demanda en premier lieu à l’officier de permanence de repartir sur la scène du crime et de remettre tous les objets à leur place initiale.
C’est la position d’une chaussure qui a permis au limier de mettre en évidence la présence d’un fugitif et d’un probable poursuivant : « puisqu’il s’agissait d’une chaussure unique et non la paire, l’enquêteur en déduit que le fuyard tentait d’échapper à son éventuel bourreau. Il cherchait probablement à sauver sa tête. L’orientation de la chaussure, les traces de pas sur le sol sont entre autres faisceaux d’indices qui conduisirent le limier en direction d’une concession familiale abritant des jeunes pas nets ».
Cependant là, existe en effet une bande de jeunes s’adonnant à la consommation des drogues de dures, une maison qui n’était pas loin de la scène du crime. Cette approche permit d’identifier la victime et d’interpeller un présumé auteur. Aussi, elle permit en outre de comprendre que la victime répondait au nom de Mahaloum Diakité dit WILL (né le 28 octobre 1998 à Bamako, étudiant en 4e année à l’ECICA, n’était nullement étrangère au milieu en question.
Son présumé meurtrier se nomme Ismaïla Traoré dit SAMI né le 8 septembre 1999 à Kati élève à Kati. Une perquisition menée chez ce dernier permit de retrouver la pièce manquante du puzzle : « à savoir l’autre chaussure en plus d’un poignard identique à celui trouvé sur la scène du crime. Le rapprochement a permis d’établir qu’il s’agit de deux couteaux incorporés (une paire) ». Interrogé le suspect avoua son forfait, qui serait pour une affaire de drogue.
En effet, il ressort des aveux du présumé meurtrier que les faits sont survenus le samedi 20 juin 2020 lorsque la victime Mahaloum Diakité dit Will s’est rendu chez son futur bourreau pour lui demander des sous afin de se procurer ensemble de la drogue, comme ils le faisaient d’habitude. Mais ce jour Ismaïla Traoré dit Sami était lui aussi paumé. Les deux compères accrocs convinrent ainsi d’aller déposer le téléphone de l’un d’entre eux en gage chez un préteur afin de se procurer le produit. Après plusieurs tergiversations, l’appareil de Will fut ainsi mis en gage pour la somme de 5 000 F CFA. Les deux toxicos devraient chacun payer la somme de 2500 F CFA pour le récupérer le lendemain. Mais les choses ne se passèrent pas comme prévu au moment de solder les comptes. Le lendemain, Will [la victime] est allé voir son ami SAMI [le présumé meurtrier] afin qu’il verse les 2500 F CFA comme prévu afin de récupérer son téléphone.

Mais SAMI n’avait pas d’argent. WILL piqua alors une colère et retira de force le téléphone de SAMI, afin de l’obliger à payer sa quote-part. Mais jusqu’à mardi 23 juin, SAMI courrait encore derrière son téléphone avec WILL lequel avait en outre, perçu les 2500 F CFA.
Selon des témoignages recueillis dans le milieu : « WILL avait vendu le téléphone en question. Il ne l’avait plus. SAMI décida donc d’arracher le téléphone de Will de ses mains à la première occasion et de prendre la tangente sachant que le jeune homme en question est une véritable brute, capable de lui faire très mal s’il l’attrapait. Sami se prépara donc, par conséquent. Il commença par cacher et mettre hors de portée l’un des deux couteaux incorporés dans un coin non de loin du Grin ».
Et ce jour fatidique du mardi 23 juin vers minuit, au moment où il s’y attendait le moins, Sami, conformément à son plan, vint violemment arracher l’appareil des mains de WILL et prit la fuite, évidemment poursuivie par son ami et complice en colère. Se souvenant avoir caché le poignard quelque part, SAMI s’y dirigea talonné par Will. C’est en ce moment qu’il (SAMI) perdit une de ses chaussures. Il parvint à se procurer l’arme et tenta de se défendre contre la furie qui était finalement parvenue à mettre la main sur lui. Il assena ainsi deux coups de couteau à sa victime [Will] en vue de lui échapper. Ces deux coups de poignard furent fatals au pauvre Will.
Ainsi, il ressort des investigations que le suspect SAM a déjà été placé sous mandat le 26/06/2019 pour détention, consommation et vente de stupéfiant. Jugé le même jour 26/12/2019, il a été condamné à six mois de prison et libéré le 09/01/2020 par le tribunal de Kati. Coïncidence de calendrier ! Une année après à la même date du 26 juin 2020, il est encore interpellé pour cette fois-ci, d’assassinat.
Aïssétou Cissé
Source : LE GROUPE KOJUGU KELEBAA

enfants-africains

Protection des enfants, la Coalition Nationale des ONG Africaines en faveur des enfants au Mali, CONAFE-MALI, interpelle les autorités administratives, politiques, les acteurs politiques et l’opinion nationale sur l’utilisation des enfants à des fins politiques. Vu la recrudescence du phénomène, la coalition demande aux parents plus de vigilance. L’alerte a été donnée dans un communiqué relatif à l’utilisation des enfants lors de manifestations politiques.

La CONAFE-MALI à travers ce communiqué demande aux parents et autorités concernées d’arrêter d’exploiter les enfants à des fins politiques. Ce constat, selon la CONAFE, est parti d’une remarque lors d’un meeting organisé le 25 juin dernier par un mouvement politique. Au cours de cette rencontre, la présence de nombreux enfants a été constatée. « La place des enfants est ailleurs que sur le terrain politique », regrette l’organisation.

Dans ce document, l’organisation demande aux autorités et à toutes les forces vives du pays de redoubler d’efforts dans le but  d’aider les acteurs de la protection de l’enfant dans leur combat.
Elle rappelle également que les enfants encourent de nombreux risques lors de ces manifestations et mobilisations populaires. Il s’agit entre autres d’enlèvement, contamination, blessures, égarements, mort.
La Coalition Nationale des ONG Africaines en faveur des enfants au Mali exhorte les acteurs politiques du Mali à davantage oeuvrer pour améliorer les conditions de vie des enfants.
Ce document est publié à un moment ou au Mali les enfants font face à de nombreux problèmes, dont la pauvreté, l’accès difficile aux services sociaux de base, les meurtres, l’exploitation, la mendicité.
A. Haidara

Source: Le Combat – Actualités Mali

Grâce-à-son-leadership-et-à-son-sens-de-la-responsabilité-lImam-Mahmoud-Dicko-a-pu-éviter-au-Mali-une-inssurection-le-19-juin-2020-660x330La rencontre annoncée tambour battant entre le Président de la république M. Ibrahim Boubacar Kéïta et le Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) hier dimanche 5 juillet 2020 a eu lieu. Mais au sortir de cette rencontre très attendue, le constat est amer. Aucune décision importante à retenir.

Si les leaders du M5-RFP ne l’ont pas dit à Koulouba, ils sont cependant dans une colère noire contre les subterfuges dont usent le président IBK et son régime pour se détourner des vraies préoccupations. Le régime vient de tenter un énième coup de force pour échapper aux attentes des populations. En tous cas les leaders du M5-RFP ont dans un communiqué clarifié sa position sur cette rencontre.
Les forces patriotiques contestataires (M5-RFP) ont laissé entendre que sa présence à Koulouba hier fait partie de ses responsabilités en ces moments critiques, mais aussi relatifs aux nombreuses sollicitations nationales et internationales, dont celles de l’Imam Mahmoud DICKO pour « envisager les solutions de sortie de la crise, dont lui-même et son régime sont les seuls et uniques responsables ».
Pour les leaders du M5-RFP, le Président de la République, « Ibrahim Boubacar KEITA a continué à faire la sourde oreille et preuve de mépris envers le Peuple malien ». Le Mouvement contestataire estime que «IBK a royalement ignoré toutes les demandes et mesures contenues dans le «Mémorandum» du 30 juin 2020, en renvoyant le M5-RFP à sa «majorité présidentielle» qui ne dispose d’aucun pouvoir et pour laquelle lui-même n’a, d’ailleurs, ni respect ni considération ».

Une situation mal digérée par le M5-RFP qui est obligé de reconsidérer ses revendications du départ. « Le M5-RFP réaffirme, plus que jamais, sa détermination à obtenir, par les voies légales et légitimes, la démission pure et simple de M. Ibrahim Boubacar KEITA et de son régime, sauf application intégrale du «Mémorandum» sus-cité », indique-t-il dans son communiqué.
Par ailleurs, le M5-RFP rappelle le Peuple malien à une plus forte mobilisation le vendredi 10 juillet 2020 et les jours suivants, sur l’ensemble du territoire national et dans la Diaspora pour l’aboutissement intégral de son juste combat pour la survie du Mali et le bonheur des Maliens

Pour rappel, le Président de la République dès son retour du sommet de Nouakchott, a reçu l’Imam Dicko. À l’issu de cette rencontre, ce dernier a lui aussi été déçu par la proposition du président IBK. Il l’a fait savoir lors de la rencontre avec les familles Fondatrices de Bamako.
«J’ai rencontré le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA (IBK) dès son retour de Nouakchott. IBK m’a demandé d’abandonner la lutte, de quitter le M5-RFP. Et il m’a proposé des départements ministériels et autres privilèges », a-t-il laissé entendre ajoutant qu’il avait refusé en lui disant qu’il ne s’agit pas d’une question de départements ministériels ou de privilèges. « Je ne suis ni intéressé par des postes ministériels ni de privilèges : je resterai Imam. Il s’agit de la vie de la Nation. Il s’agit du Mali », a-t-il répliqué.
Selon Mahmoud Dicko, IBK affirme que c’est par estime pour sa personne (Imam) qu’il n’a pas encore formé son Gouvernement et non parce que le M5-RFP fait des manifestations.
C’est dire que le Président IBK ne semble pas tirer les leçons de l’humiliation du 5 et du 19 juin dernier. En attendant que la manifestation du 10 juillet prochaine se tienne, la peur regagne les populations qui ne veulent rien entendre si ce n’est pas la démission d’IBK.
Bourama Kéïta

Source : Le Combat

18935219lpw-18935355-article-jpg_6275691_660x281Face à la crise sécuritaire qui fait des victimes au centre du pays chaque jour plusieurs associations et mouvements de la communauté Dogon ont interpellé le président de la République à prendre toutes ses responsabilités au cours de ce week-end.

Le cycle infernal continue au centre de notre pays. En témoignent les massacres qui se multiplient chaque jour. Après Ogossagou, Soubane Da …, plusieurs villages du pays Dogon au centre du Mali ont été attaqués et ont fait plusieurs victimes. 36 morts, c’est le bilan des attaques perpétrées le 1er juillet dernier contre les villages de Gouari, Djimdo, Dialakanda, Pangadougou dans le cercle de Bankass (Mopti).
Selon le récit de Yacouba Yalkoué du Mouvement Baguinè So, «des assaillants sont arrivés aux environs de 16 heures à bord de huit pick-up de l’armée malienne lourdement armés et des dizaines de motos dans ces villages. Ils étaient tous habillés en tenue de l’armée dont plusieurs étrangers selon toujours le témoignage des rescapés ». Selon ses explications, les assaillants étaient perçus par la population comme l’armée malienne qui venait à leur protection, malheureusement, les minutes qui suivent leur joie s’est transformée en drame, car les visiteurs ont ouvert le feu à la surprise générale de tous. Et de souligner que les assaillants sont connus des victimes. Car ils viennent de la forêt de ‘‘Libé’’ à la frontière Burkinabè.
Pour lui, la situation est de plus en plus grave et interpellatrice. En ce sens que du début de l’année à ce jour, le pays dogon a enregistré plus de 300 morts, des milliers de bétails emportés, des centaines de greniers calcinés et des dizaines de milliers de personnes déplacées. Face à cette situation, il pense que le Premier ministre doit rendre le tablier. « Nous exigeons le limogeage du Premier ministre Boubou Cissé, car il n’a ni la volonté ni la capacité de sécuriser nos populations. Ses actes et ses dires en témoignent », déclare M. Yalkoué.
De son côté, à sa suite, l’honorable Amidou Djimdé, l’ex-président du mouvement Baguine So dira que la situation sécuritaire du centre se dégrade de jour en jour malgré les différentes interpellations des autorités maliennes.

« La crise que nous vivons prend une dimension que nous ne comprenons plus. Cela fait plus de deux ans que nous interpellons les autorités pour qu’ils aient un œil sur le pays dogon. Hélas », déplore-t-il. Poursuivant son intervention, il a lancé un appel aux responsables de l’Association Tabital Pulaaku d’appeler à leur tour les jeunes peulhs à la raison. Car selon lui, ce sont eux qui sont à l’origine des attaques des villages dogons. Aussi, il a interpellé l’influent Imam Mahamoud Dicko dont l’implication dans cette crise pourrait être utile.
Il lancé un appel aux autorités à s’assumer en prenant des dispositions nécessaires pour bien sécuriser le pays dogon.

« Il faut que l’État s’assume, sinon si ces villes tombent, c’est le Mali qui tombe », laisse-t-il entendre, avant de décrier lui aussi l’incompétence du Premier Ministre Boubou Cissé qui a montré ses limites en ce qui concerne la résolution de la crise sécuritaire du centre.
Bourama Kéïta

Source : Le Combat

Calendrier

« Juillet 2020 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31